Cette œuvre est née d’une tension intérieure : celle de vouloir aller jusqu’au bout, coûte que coûte. L’obstination ne se présente pas comme un défaut ; elle se déguise en détermination. Elle murmure qu’abandonner serait un échec, que s’arrêter serait une faiblesse.
Pourtant, elle révèle souvent autre chose : la difficulté à accepter l’imperfection, à reconnaître qu’un point final peut être un choix et non une défaite. Elle pousse à ajouter une couche de plus, à corriger encore, à insister là où il faudrait peut-être simplement observer.
Dans cette toile, je ne condamne pas l’obstination. Je l’expose. Elle me confronte à cette frontière fragile entre persévérer avec justesse et m’acharner par peur. Cette œuvre est une tentative d’équilibre, pour apprendre que parfois, savoir s’arrêter est une forme de maîtrise.