Cette œuvre est née d’un doute silencieux, de cette tension fragile entre attachement et comparaison. La jalousie ne s’impose pas brutalement ; elle s’installe, observe, interprète. Elle transforme les silences en soupçons et les absences en scénarios que l’esprit construit seul.
Elle parle moins de l’autre que de mes propres fragilités : la peur de ne pas être suffisante, la crainte d’être remplacée, l’illusion qu’en contrôlant je pourrais sécuriser. Dans cette toile, je ne cherche pas à la nier. Je la reconnais comme un signal, pas comme une vérité.
Cette œuvre est une tentative de recul, pour remplacer la surveillance par la confiance et comprendre que retenir n’a jamais garanti de garder.