Cette œuvre est née d’une succession d’échecs. Je voulais représenter la joie avec précision, des feux d’artifice éclatants, une explosion de couleurs lumineuses. Pourtant, je n’obtenais que de petits éclats timides, dispersés comme s’ils avaient peur d’exister. Tout paraissait fade, plat, presque ennuyeux, et je me mettais en colère contre moi-même.
Je pouvais peindre la tristesse, la colère, la douleur, mais pas la joie. Elle m’était étrangère. La vie avait été trop monotone, trop terne, trop lourde pour que cette émotion me soit familière. Comment représenter ce que je ne connaissais pas vraiment ?
Cette toile raconte cette lutte: chercher une lumière qui refusait de se montrer, tenter de saisir une émotion longtemps absente. Et, au final, laisser émerger une joie fragile mais sincère, imparfaite mais réelle, née précisément de ces tentatives manquées.